SANTE ET BIEN ETRE AU QUOTIDIEN

Lancer

Aller au contenu

LA PHYTOTHERAPIE

EN SAVOIR +

La Phitotherapie

La phytothérapie, étymologiquement le traitement par les plantes, est une méthode thérapeutique qui utilise l'action des plantes médicinales.

On peut distinguer deux types de phytothérapie :

Une pratique traditionnelle, parfois très ancienne basée sur l'utilisation de plantes selon les vertus découvertes empiriquement. Selon l'OMS, cette phytothérapie est considérée comme une médecine traditionnelle et encore massivement employée dans certains pays dont les pays en voie de développement. C'est une médecine non conventionnelle du fait de l'absence d'étude clinique.
Une pratique basée sur les avancées scientifiques qui recherche des extraits actifs des plantes. Les extraits actifs identifiés sont standardisés. Cette pratique conduit aux phytomédicaments et selon la réglementation en vigueur dans le pays, la circulation des phytomédicaments est soumise à l'autorisation de mise sur le marché (AMM). On parle alors de pharmacognosie ou de biologie pharmaceutique.

Histoire

Le premier texte connu sur la médecine par les plantes est gravé sur une tablette d'argile, rédigé par les Sumériens en caractères cunéiformes 3000 ans av. J.-C.; Ils utilisaient des plantes telles le myrte, le chanvre, le thym, le saule en décoctions filtrées.

Le Papyrus Ebers, du XVIe siècle av. J.-C. est le premier recueil connu consacré aux plantes médicinales. De loin le plus volumineux connu de l'Égypte ancienne avec « 110 pages », il fait référence à de plus anciens documents citant des dizaines de plantes accompagné d'un mode d'utilisation[1].

Les Grecs et les Romains utilisaient également de nombreuses plantes. On en retrouve des références, entre autres, dans l'œuvre de Dioscoride (médecin grec du Ier siècle) (cf. illustration).

En Europe, les plantes représentent l'essentiel de la pharmacopée jusqu'à la fin du XIXe siècle et l'avènement de la chimie moderne. Encore largement utilisées après la Seconde Guerre mondiale, elles furent ensuite supplantées par les médicaments de synthèse plus simples d'emploi.

En France, le diplôme d'herboriste a été supprimé en septembre 1941 par le gouvernement de Vichy. De 4 500 herboristes en 1941, ils sont désormais une dizaine tandis qu'en Allemagne ou en Italie, on compte plusieurs milliers d'herboristes.

Méthodes : utilisation et fabrication

Tisane [modifier]
En phytothérapie traditionnelle, les plantes peuvent être utilisées fraîches ou, beaucoup plus fréquemment, sèches. C'est en général une partie bien précise de la plante qui est employée, en conformité avec les préconisations des Pharmacopées (racine, feuille, fleurs, etc.), la composition chimique d'une plante étant rarement uniforme (voir : plantes médicinales). Ces parties de plantes, entières ou finement broyées dans un sachet-dose (alias infusette), sont utilisées pour l'obtention d'une tisane que l'on peut préparer par infusion (on verse de l'eau chaude sur la plante), par macération (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l'eau froide), ou par décoction (la plante est laissée plus ou moins longtemps au contact de l'eau portée à ébullition).

Poudres et gélules [modifier]
Des procédés plus récents permettent de fabriquer des formes plus “ modernes », en particulier des poudres, qu'elles soient obtenues par un broyage classique ou par cryobroyage. Ces poudres totales, qui peuvent ensuite être conditionnées sous la forme de gélule, ou autre forme, sont présentées par leurs adeptes comme représentant “ l'intégralité ” — le “ totum ” — du végétal. Cela n'est pas faux, mais cela doit être pris en compte en termes de sécurité : leur composition diffère de celle des tisanes traditionnelles (qui ne comportent en principe que les substances hydrosolubles de la plante), et l'on s'écarte donc de « l'usage traditionnel bien établi ». On ne peut donc pas exclure qu'elles conduisent à l'absorption de substances toxiques (ou à des concentrations trop élevées en actifs). C'est, entre autres, pour cette raison que la réglementation en vigueur en France demande, dans le cas des médicaments à base de plante (alias phytomédicaments, ou médicaments de phytothérapie) enregistrés auprès de l'Afssaps[2], que soit réalisée une expertise toxicologique minimale.

Extraits hydroalcooliques de plantes fraiches ou alcoolatures [modifier]
Un autre procédé, l’extraction, permet l’obtention d’une forme pulvérulente (extrait sec, atomisat), pâteuse (extrait mou) ou liquide (extrait fluide, teinture, teinture-mère) concentrée en principes actifs. Après le broyage de la plante, la poudre obtenue est traitée par un solvant, par simple contact ou par lixiviation. On utilise généralement de l'eau ou un alcool, ou un mélange hydro-alcoolique de titre variable, le plus souvent à chaud. Le solvant est choisi en fonction de la solubilité des principes actifs recherchés. Cette extraction permet d’isoler tous les actifs et de conserver leur éventuelle synergie d’action. Le liquide (soluté) ainsi obtenu est ensuite filtré afin d’éliminer le résidu insoluble (marc). Puis une phase d'évaporation — généralement sous vide pour éviter une élévation trop forte de la température - élimine tout ou partie du solvant. La forme ainsi obtenue :

est une forme concentrée en principes actifs ;
peut être ajustée à une teneur fixe en principe actif (pour assurer une reproductibilité de l'action) ;
peut être incorporée dans une forme galénique permettant un usage aisé, y compris en ambulatoire (gélules, comprimés, solutions, etc.). buvables) ;
Bien entendu, les plantes utilisées pour ces préparations doivent être de bonne qualité (en général conforme aux standards de la Pharmacopée). L'extraction peut en effet, selon la nature du solvant utilisé, éliminer une partie des contaminants (ex. : pesticide) ou au contraire les concentrer ...
Lorsque l'extrait est un extrait hydro-alcoolique de titre élevé, il est généralement nécessaire que la toxicité du “ médicament de phytothérapie ” qu'il permet d'obtenir soit évaluée avant sa commercialisation[2].
Pour les plantes ne figurant pas sur la liste de celles qui peuvent conduire à l'élaboration de ces phytomédicaments, les médicaments qui en contiennent des extraits — on n'est plus dans le strict domaine de la phytothérapie — doivent satisfaire aux exigences de l'autorisation de mise sur le marché (AMM) standard obligatoire pour tout médicament ; le cas échéant, ils peuvent être soumis à une contrainte de délivrance, voire de renouvellement

Autre

Autres
On dénombre encore les teintures mères homéopathiques, les macérats glycérinés de bourgeons, les ampoules buvables et les huiles essentielles qui constituent une discipline distincte, l'aromathérapie.

Bibliographie de la phytothérapie

Les ouvrages ci dessous peuvent être lus pour approfondir le sujet. Par ordre alphabétique d'auteurs :

Docteur Paul Belaiche, Guide familial de la médecine par les plantes, éd. Hachette (1982) (existe en format poche)
Docteur Paul Belaiche, Traité de phytothérapie et d'aromathérapie (3 tomes), éd. Maloine (1979) (nombreuses références bibliographiques)
L. Bezanger-Beauquesne, M. Pinkas, M. Torck, F. Trotin, Plantes médicinales des régions tempérées, éd. Maloine (1980) (nombreuses références bibliographiques)
L. Bezanger-Beauquesne, M. Pinkas, M. Torck, Les plantes dans la thérapeutique moderne, éd. Maloine (1986)
Docteur. J. Bouhours, La santé de votre enfant par les plantes, éd. Presses de la Renaissance (1980)
Michel Charon et Henry Clos Jouve, Plantes médicinales, éd. Hachette (1966)
Dr Jean Chatonet, Les plantes médicinales, éd. Berger-Levrault (1979)
Collectif, Secrets et vertus des plantes médicinales, éd. Sélection du Reader's digest (1985)
Docteur Gérard Debuigne, Larousse des plantes qui guérissent, éd. Larousse (1974)
Isabelle Estournel, Guérir grâce aux plantes, l'énergie des plantes pour votre santé, Ed. Exclusif 2006, ISBN 2848910534
R. Fauron et R. Moatti, Guide pratique de phytothérapie, éd. Maloine (1984)
Hans Fluck, Herbes médicinales, éd. Delachaux & Niestlé (1975)
Pamela Forey et Ruth Lindsay, Plantes médicinales, éd. Gründ (1989)
P. Franchomme et al, L'aromathérapie exactement, éd. Robert Jollois (1990)
Robert Fritsch, Les plantes médicinales, éd. SAEP (1987)
Professeur Loïc Girre, Connaître et reconnaître les plantes médicinales, éd. Ouest France (1980)
Francis Hallard, Phytothérapie, éd. Masson (1988)
P. Lanzara, Le guide des plantes médicinales, éd. Fernand Nathan (1978)
Docteur J.C. Lapraz (et al.), Traité de Phytothérapie clinique, éd. Masson (2002).
Docteur J.C. Lapraz (et al.), ABC de phytothérapie dans les maladies infectieuses, éd. Jacques Grancher (1998).
Docteur Jean-Claude Lapraz (et al.), La Plante médicinale, de la tradition à la science, éd. Jacques Grancher (1997).
Docteur Jean-Claude Lapraz (et al.), Utilisation thérapeutique de 84 plantes médicinales, publié par les laboratoires Vernin, éd. La Balance (à l'usage des médecins).
Docteur Jean-Claude Lapraz (dir.), Phytothérapie et dermatologie, éd. Masson (1982).
Henri Leclercq, Précis de phytothérapie, éd. Masson (1976)
Catherine Monnier, Les plantes médicinales - vertus et traditions, éd. Privat (2002)
docteur Jean-Michel Morel : Traité pratique de Phytothérapie. 618 pages. Préface de Jean-Marie Pelt. Ed. Grancher, 2008. http://www.grancher.com/
Jean Palaiseul, Nos grands-mères savaient, éd. Robert Laffont (1972) (existe en format poche)
Pic et Bonnamour, Phytothérapie, médicaments végétaux, éd. Baillière (1923)
Docteurs Max Rombi et Dominique Robert, 120 Plantes Médicinales, composition, mode d'action et intérêt thérapeutique, Alpen Editions (2007), ISBN 9782914923828
Elisabeth Stuckey, Le grand livre des plantes guérisseuses, les 60 plantes indispensables, éd. Cristal 2003, ISBN 2848950056
Joel L. Swerdlow, Nature et médecine - les plantes qui guérissent, éd. National Geographic (2000)
L. Thurzova, Les plantes santé qui poussent autour de nous, éd. Bordas (1985)
Eugène Vada, Où, quand, comment cueillir les plantes médicinales, éd. De Vecchi (1975)
Docteur Jean Valnet, Aromathérapie, éd. Maloine (1984) (existe en format poche)
Docteur Jean Valnet, Phytothérapie, éd. Maloine (1983) (existe en format poche)
Docteur Jean Valnet, Docteur C. Duraffourd, Docteur J.C. Lapraz, Une médecine nouvelle - phytothérapie & aromathérapie, éd. Presses de la Renaissance (1978)
Jacques Van Hellemont, Compendium de phytothérapie, éd. Association pharmaceutique belge (APB) (1986)
La revue Prescrire : Bien utiliser les plantes en situations de soins, n0 spécial été 2007, T. 27, n0 286.
Dr Jörg Grüwald, Christof Jänicke, Guide de phytothérapie, édition Marabout (2004)

SANTE BIEN-ETRE AU QUOTIDIEN | SANTE | BIEN ETRE | PROMOTIONS DIVERS | EN SAVOIR + | CONTACT ET SAV | VOYANCE YNDIA | Plan du site


Sous-menu


Revenir au contenu | Revenir au menu